11-06-2026 14:30 - Nouvel épisode de tension après un live de Mohamed Ould Moine accusant plusieurs personnalités

Nouvel épisode de tension après un live de Mohamed Ould Moine accusant plusieurs personnalités

Shems Maarif -- L’ancien ministre Mohamed ould Moine est réapparu mardi soir dans un direct diffusé sur les réseaux sociaux, prolongeant une série de prises de parole particulièrement virulentes. Au cours de ce live suivi par plus de 5 000 internautes, il a réitéré ses accusations visant plusieurs figures publiques, dont Ould Deddew et Ould Waled.

Selon ses déclarations, ces derniers seraient impliqués dans une gestion controversée de fonds collectés auprès de citoyens mauritaniens à destination des populations de Gaza. L’ancien ministre affirme que ces ressources auraient été détournées, des accusations graves qu’il n’a toutefois étayées par aucun document public lors de son intervention.

Dans un ton particulièrement offensif, Mohamed ould Moine a qualifié ses adversaires de « menace pour la stabilité du pays » et a juré de poursuivre ses sorties médiatiques jusqu’à ce que, selon lui, toute la lumière soit faite sur la destination des fonds collectés.

Il a par ailleurs interpellé les autorités mauritaniennes, les appelant à ouvrir une enquête officielle afin de vérifier la gestion de cette levée de fonds humanitaire, devenue objet de polémique dans le débat public.



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Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 11/06/2026 16:09 X

    La communauté des musulmans est attristée mais pas désemparée quand un cheikh est accusé de déséquilibre par ou dans son humanité. Elle demande juste pour lui la présomption d'innocence, comme pour tous.

    1) Le raccourci qui dit qu'une insulte personnelle à un cheikh est assimilable à une offense au prophète est fondé sur le souci de protéger la guidance et non le cheikh. Comme on n'aime pas que les feux de sa voiture soient emboutis par un chauffard et que celui-ci n'a pas à le faire ! Un phare, cela se change, mais avec beaucoup d'inconvénients parfois. Mais la voiture (la guidance) n'est pas motorisée par ses feux. S'en prendre à un cheikh n'atteint ni le prophète ni le Coran, mais il n'y a pas à le faire sans mobile légitime.

    Les musulmans acceptent de se réajuster dans leurs usages et leur confort. La guidance n'est menacée que si elle casse par rigidité. On ne peut plus se retrancher derrière l'immunité dans un monde où il n'y en a plus, y compris pour les choses saintes. Mais cela vaut pour tout le monde.

    2) La gestion de la souffrance : lorsqu'un cheikh est découvert déséquilibré, ce qui n'est pas prouvé ici, le trouble est réel dans la communauté. Mais la compassion est également grande envers la personne du cheikh. C'est à la compassion et à sa place que l'on reconnait le positionnement musulman de chacun. Les plus engagés sont à la fois les plus fermes sur les principes et les plus bienveillants dans leur traitement des évènements.

    Les attributs de la guidance ne sont pas en danger car ils ne sont pas ceux du cheikh, mais la communauté l'a parfois oublié. Le musulman souhaite protéger la guidance contre l'opprobre. Se prémunir aussi de l'entrisme séducteur de la pensée païenne, prompte à contaminer les choses par son impureté. Le musulman n'est pas en désarroi à découvrir un cheikh déséquilibré par et dans son humanité : il souffre avec lui ou s'éloigne de lui. La communauté musulmane sunnite est attendue troublée mais pas paniquée, donc pas en dispute (fitna). L'essentiel est supposé protégé par la fraternité aimante.

    3) L'acceptation du dialogue : la communauté n'est pas seule ou monolithique à gérer sa souffrance. Il est remarqué que les critiques les plus moralisantes et les réclamations de justice les plus pressantes viennent souvent de musulmans modérément engagés ou de passionnés de la doxa. On voit alors des gens faire plaidoyer d'arguments durs contre le péché ou utiliser abondamment les logiques morales musulmanes pour juger le contrevenant à la morale tout court. On voit aussi des anxieux de la doxas devenir des exégètes sourcilleux de la substance du péché, eux qui ne s'en occupaient pas beaucoup. La patience, l'humilité des Chouyoukh et la fermeté de la communauté permettent de parler avec tout le monde.